samedi 29 avril 2017

Dragon Ball Super (premier volume) est-il super ?


 Aussi loin que je m'en souvienne, Dragon Ball a toujours été pour moi le plus grand manga de tous les temps et ce, pour une multitude de raisons. La première et la plus vraie d'entre toutes est la suivante : il EST le meilleur !

C'est donc tout naturellement que le fan tout à fait objectif que je suis n'a pas pu s’empêcher de faire des bons de plusieurs mètres (comme Goku et Krillin au sortir de leur entrainement commun chez Kamé Sennin) en apprenant que près de vingt années après la fin de Dragon Ball, son auteur venait de décider d'en superviser la suite !

Dragon Ball SUPER en version animée


Nous passerons ici très rapidement sur la version animée que je n'ai suivi qu'au début et de laquelle j'ai un peu décroché à cause d'une animation au ras des pâquerettes mais aussi et surtout à cause de la teneur des premiers arcs du scénario qui se contentent de reprendre paresseusement les événements des films "Battle of Gods" et "Fukkatsu no F" sortis en fanfare peu de temps avant l'arrivée de DBS sur les petits écrans...
La version animée a fait couler beaucoup d'encre et cristallisé des flots de haines et d'amertumes saupoudrés d'incompréhensions multiples sur fond de sentiments de trahison de cette série cultissime et de ses fans... Et même si je reconnais avoir parfois (souvent même) vu des scènes qui feraient saigner un borgne des deux yeux (en plus de l'anus), je n'en ai été qu'un lointain spectateur et je ne m'étendrais donc pas plus sur ces polémiques. Je conclurai sur cet aparté en disant simplement que le scénario des épisodes actuels semble tenir plus la route et que malgré cela, les audiences Japonaises de la série se contentent d'atteindre péniblement les 5% de parts de marché...

Triste époque pour la Z-Team.

Dragon Ball SUPER en version papier 

Couverture Française de Dragon Ball SUPER. Glénat ©

 

Mais revenons au sujet principal de ce billet : Dragon Ball Super toujours mais la version manga (papier quoi !) qui a aussi eu le droit à son petit lots de déconvenues, mais rien en comparaison de sa grande sœur animée. 

Kiki, c'est fini... Enfin en quelques sortes...


La plus importante et celle qui a donc logiquement crée le plus de déception chez les fans, c'est que si le maître (absolu de l'univers et de l'infini et au delà !) TORIYAMA Akira (alias Kiki pour les intimes 💗. Yeah Baby !) est impliqué dans cette suite, il ne la chapeaute en réalité que d'une manière plus ou moins lointaine et se contente de développer l'histoire, laissant sa plume héritée des dieux de... euuuh... des plumes à un nouveau venu dans le monde du manga professionnel connu sous le pseudonyme TOYOTARO.
Eh oui ma bonne dame, exit les dessins prodigieux du maître Kiki... Et comme chacun le sait, du Dragon Ball sans Kiki, c'est comme une civilisation elfique sans fougères, c'est comme un Superman qui porterait son slip SOUS ses vêtements, ça n'a aucun sens...

Des dessins dignes du maître (absolu de l'univers et de l'infini et au delà 💗) ?


Comme survolé dans le paragraphe précédent,  TORIYAMA Sensei 💗 passe le flambeau à TOYOTARO Sensei, une nouvelle tête dans le monde du manga professionnel. Avant de faire ses débuts de pro avec DBS, ce dernier était notamment connu pour sa production en matière de Dojinshis* dérivés de Dragon Ball.
Pour avoir lu quelques pages de l'un d'entre eux (Dragon Ball AF, dans lequel il avait repris le titre pour faire "vivre" cette énorme rumeur du début des années 2000), les dessins de l'époque, même si loin d'un niveau pro étaient magnifiques mais, que les fans se rassurent, n'étaient rien, ABSOLUMENT RIEN, en comparaison de ceux présentés dans cette suite officielle.

Le trait, bien que moins maîtrisé et dynamique que celui de l'auteur original (et maître absolu de l'univers et de l'infini et au delà 💗) s'en rapproche énormément et donne très bien le change, assurant une transition de qualité entre les deux plumes. N'oublions pas toutefois que tenter de coller à un style qui n'est pas le siens, qui en plus est aussi particulier que celui de TORIYAMA Sensei 💗 doit être bien plus complexe que de développer son propre trait.

Autre fait "notable" si l'on peut dire : à contrario de TORIYAMA 💗 qui dessinait Dragon Ball à l'ancienne, traditionnellement sur papier avec des plumes et de l'encre de chine, TOYOTARO dessinerait exclusivement sur tablette graphique. Pas sur que la différence vienne de là mais c'est une information comme une autre.

Une histoire qui en vaut la peine ?


Les dessins c'est bien beau, mais qu'en est-il de l'histoire qu'ils dépeignent ? Est-elle à la hauteur ?

...

...

*roulements de tambours*

Oui et non...

En tout cas pour l'instant !

Conclusion !


Nan je déconne.

Une histoire qui en vaut la peine ? (Partie 2)


Tenez-vous le pour dit : avec DBS, TORIYAMA 💗 (qui je vous le rappelle est en charge de l'histoire) fait purement et simplement une croix sur Dragon Ball GT 👎, le reléguant ainsi aux sombres heures de la série que l'on range dans la boîte des choses qui n'ont pas lieu d'être et qu'on aimerait simplement oublier.

GT pas au courant ! LOL


Sans entrer dans les détails, sachez simplement qu'il n'était en rien lié à cette suite exclusivement animée (à part quelques artworks pour le design de quelques un des personnages) et qu'il n'a jamais été consulté dans le développement de GT. Dans ses rares réactions sur le sujet, diplomatie Japonaise oblige, il se contentait de rester vague mais ne s'est jamais montré enjoué par ce que l'on faisait à sa série malgré lui. 
Avec ce choix de faire commencer DBS avant la fin du quarante-deuxième et dernier volume de Dragon Ball, je pense que son avis sur le sujet est assez clair. Alors peut être que certains penseront qu'au contraire, le fait de situer DBS avant la fin de Dragon Ball (Z pour la version animée) et donc avant GT permet de ne pas renier ce dernier. Et je dis non, car les événements qui se sont déroulés jusqu'à présent dans DBS ne sont pas compatibles, en aucun cas, avec ceux de GT. En clair : DBS dés-écrit GT et donc, le désavoue.

Chronologie de DBS : accrochez-vous à vos barbes !

Comme dit plus haut, l'intrigue de DBS (ou en tout cas le départ de celle ci) se situe avant la fin et donc PENDANT Dragon Ball (Z pour la version animée) ! Plus précisément pendant les dix années de paix qui séparent la victoire de Goku contre Majin Boo et tournoi d'arts martiaux durant lequel il fait la rencontre de Oob, réincarnation symbolique de son dernier ennemi d'envergure...

Petit schéma :


  • Goku fait appel aux terriens pour constituer un énorme Genkidama pour péter la gueule de Majin Boo qui commence vraiment à couter cher en bouffe (le salaud !) Avant de le pulvériser comme un pet d'éléphant une mouche trop proche de l’œil du cyclone, il souhaite qu'un jour, Majin Boo soit réincarné en quelqu'un de bien pour pouvoir le ré-affronter dans de meilleures conditions.
  • Période de dix années de paix. Naissance de Pan, la fille de Gohan et Videl (petite fille de Goku et Chichi) entre autres. C'EST PENDANT CES DIX ANNÉES QUE SE SITUE DRAGON BALL SUPER !!!
  • Un nouveau Tenka Ichi Budokai (tournoi d'art martiaux) est organisé. Bien qu'à l’abri du besoin, Goku décide d'y prendre part car il a le pressentiment que son souhait de dix années auparavant a été exaucé et qu'il y fera la rencontre de la réincarnation de Majin Boo. Il affronte ce dernier sous les traits d'un enfant d'une dizaine d'années nommé Oob et décide d'en faire son disciple pour qu'il assure la relève de la défense de la Terre à l'avenir.
La suite de Dragon Ball se situe donc avant la fin de Dragon Ball... Original :-)

Et donc cette histoire ? Elle vaut le coup ou pas ?!


Oui pardon... Mes ardeurs de fan inconditionnel reprennent le dessus...

Je ne vous spoilerai pas le déroulement exact des événements mais sachez que l'intrigue de ce premier volume tournera principalement autour d'un nouveau tournoi d'arts martiaux entre deux univers après être passé à la vitesse de l'éclair sur le film "Battle of Gods". Quant à "Fukkatsu no F", il fait l'objet d'un chapitre spécial qui n'est pas inclus dans le volume... étrange choix que celui là... bref !

Dans les grandes lignes, on retrouve bien l'esprit de la série principale avec un bon dosage entre scènes de combats et humour omniprésent (TORIYAMA 💗 oblige !) Certains éléments semblent toutefois un tantinet tirés par les cheveux, à l'image de nouvelles Dragon Balls dont je n'en dirai pas d'avantage.
Ceci étant, même si il est trop tôt pour dire si cela se confirmera par la suite, l'histoire mise en place dans ce premier volume m'a vraiment donné envie de découvrir le deuxième ! J'ai pour la première fois depuis longtemps vraiment eu la sensation de lire du Dragon Ball et ça, c'est magique et ça n'a pas de prix ! Ou plutôt si : celui d'un volume dans toute bonne librairie !

Je me ruerai donc chez mon libraire pour l'acquérir dès sa sortie et vous engage, si tant est que vous soyez fan de la série originale à vous faire votre propre avis sur ce premier tome.

Conclusion (pour de vrai cette fois !)


Tâche oh combien ardue que celle de donner une suite digne de ce nom à une série aussi mondialement cultissime que Dragon Ball... Surtout lorsque les passions perdurent alors que la série avait tiré sa révérence depuis plus de vingt ans ! Comment ne pas décevoir les attentes de millions de fans pour lesquels le manga ou le dessin animé faisait office de meilleur ami voire même de membre de la famille à part entière ! Je n'ose imaginer la pression monstre qui a du s'exercer sur les épaules de TOYOTARO, nouveau dessinateur officiel de la série après LE maître en matière de Shonen (et aussi absolu de l'univers, que dis-je DES univers et de l'infini et au delà), TORIYAMA💗 Akira, mon Kiki à moi !

Bien que pas à la hauteur du trait divin de TORIYAMA💗, TOYOTARO s'en rapproche énormément et s'en sort avec brio, assurant une transition fluide et sans gros couacs entre deux générations. Gageons que le manque de dynamisme de ses lignes s’estompera au fil de son expérience pour nous proposer des scènes de plus en plus plaisante et jouissives. Même si la nostalgie de ne plus retrouver le maître au bout de la plume traçant les héros de mon enfance, je pense sincèrement que les dessins de Dragon Ball sont tombés entre de bonnes mains.

Niveau scénario, malgré quelques errances et faits tirés par les cheveux qui auraient pu me faire sortir de l'ambiance si chère à mon cœur de fan absolu et inconditionnel, j'ai personnellement retrouvé suffisamment d'éléments propres à la série qui a bercé mon enfance pour y replonger volontiers et trouver cela beaucoup trop court ! Si vous aimiez les combats de Dragon Ball vous serez servis, de même que si vous étiez friands de l'humour omniprésent de TORIYAMA💗 qui est aussi au rendez-vous ! La seule chose qui m'a un peu dérouté est le traitement réservé à Végéta. Bien que loin des humiliations multiples qui lui sont affligées dans la version animée de DBS, le fier prince des Saiyajins semble ici beaucoup plus apaisé, serein voire même parfois... gentil ! On imagine bien que la famille et les amis changent un homme, mais attention avec celui ci, car Végéta se doit d'être un éternel guerrier, fier, arrogant et solitaire qui bien qu’inférieur à Goku en terme de puissance ne le reconnait pas si facilement et n'a jamais dit son dernier mot !

Affaire à suivre :-)

Notes de texte


*Dojinshi : manga non officiel basé sur une licence existante. Les fan arts et autres fan fictions sont des concepts similaires.

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire